Un déclic musical à l’âge de 14 ans le fait entrer dans le monde de la musique électronique, suivi du soutien inconditionnel et des conseils de proches du milieu. Abby Syna voit son succès grandir au fil du temps. Il va nous révéler ses influences, sa vision du mix et de la techno. 
Ses aspirations à devenir Dj et producteur reconnu pour son talent mais aussi pour son style particulièrement sombre, l’art du vinyle et l’importance à rester fidèle à sa passion et ses goûts musicaux. 
L’échange entre Ascension et Abby ressemble étrangement à ses Dj sets : déterminé, pointu et brutalement honnête. Pour le découvrir, ou le redécouvrir, on peut le retrouvera ce samedi 15 Juin au My Boat, où il ouvrira les hostilités aux côtés de Cassegrain, Mattia Trani, Mazen et fermera en B2B avec Undefined Project pour un voyage sonore entre rave party et club underground.

Comment ce fait- il que très jeune tu te sois mis a mixer et éprouver une passion pour la musique électronique ?

J’ai toujours été attiré par la musique électronique depuis mon plus jeune âge. Ma mère passait des plaques de Detroit et de Chicago à la maison quand j’étais encore tout petit, je pense que cela m’a influencé ! J’ai commencé à toucher les platines vers 9 ans et la passion est vite arrivée ! en 2009, j’ai découvert Sven Väth dans une soirée et ses set only vinyles m’on beaucoup attiré, j’ai eu comme une passion naissante pour le vinyles, ce qui m’a très vite amené à acheter mes premières platines vers 15 ans. Depuis je ne suis rien touché d’autre que le vinyle ! Après un an passé à mixer pas mal de son dit ‘after ‘, j’ai découvert la Deep techno, plus lourde et plus dark à force de fouiller dans les bacs des disquaires ! Progressivement je me suis mis à jouer plus sombre, beaucoup plus underground, ce qui m’a amené à découvrir une autre facette de la musique électronique,  celle qui me convient aujourd’hui.

C’est vrai que si jeune, peut de personnes écoute et joue de la Deep techno. N’avais tu pas une sorte d’incompatibilité musicale avec tes proches ?

C’est sur. Au départ je ne partageais pas de musique avec les autres, n’étant pas du tout dans le même registre, ils ne comprenaient pas trop l’attirance qu’on pouvait avoir pour ce genre de musique ! A force d’aller chez les disquaires, j’ai rencontré pas mal de gens avec qui je pouvais enfin parler de son. Mes parents ont assez vite accepté ma passion pour la musique et j’ai eu la chance de pouvoir aller en soirée très jeune avec d’autres amis passionnés et de commencer à jouer à droite à gauche dans de petites soirées. En sortant, j’ai découvert ce monde de la nuit qui me fascinait tant et je pense que c’est le faite d’avoir commencé tôt qui fait que j’en suis là aujourd’hui !

 

Et Mazen de Techno Import ?

Ah Mazen, Le PAPA ! J’achetais mes premiers disques chez lui en 2010. On a très vite sympathisé jusqu’à devenir de très bon amis. Je passe beaucoup de temps à Techno import. Tous le monde l’adore, c’est vraiment un mec super !

Quel rôle a joué le magasin en ta faveur et qu’est ce que cela a apporté à ta culture musicale ?

Ca m’a ouvert beaucoup des portes. Tout d’abord C’est la où j’ai rencontré la plupart des gens avec qui je fais du son et partage cette passion ! Tous les puristes du vinyls ce retrouvent là-bas. Les têtes d’affiches, les dj amateurs, ont est tous logé à la même enseigne et forcément ça créer des liens. Musicalement j’ai découvert un tas de son, de genre musicaux différents,  ce qui m’a permis d’énormément améliorer ma culture musicale ainsi que mon oreille !

Quelles sont tes buts et tes objectifs sur le plan musicale en tant qu’artiste et aussi sur le plan personnel parce qu’on sait que  tu as une passion pour l’aéronautique ?

C’est vrai que j’ai une autre passion pour l’aéronautique. J’aimerais bien être pilote mais c’est très compliqué donc pour le moment je passe mes licences doucement tout en continuant la musique car c’est avant tout ce que j’aime ! Pour mes objectifs, j’aimerais bien explorer le milieu du Live puis sortir un premier EP !

As-tu déjà commencé à travailler la production ?

Oui oui j’ai déjà commencé à proder mais j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Je commence à acheter quelques machines car je n’aime pas trop travailler sur l’ordi !

Penses-tu que c’est naturel de commencer par Dj puis faire de la prod par la suite? Tu penses qu’un dj qui produit sera plus « complet » ?

Oui je pense que c’est un chemin logique, en mixant on apprend à comprendre la musique, les rythmiques, les ambiances … . Pour produire il faut avoir acquis une certaine connaissance sur la structure d’un son et pour moi le faite de mixer nous apprend directement ou indirectement à maîtriser ces connaissances. J’ai commencé par mixer puis avec le temps j’ai eu envie de produire ma propre musique, de transmettre ma musique aux autres et avoir ma propre identité musicale.

Est – tu influencé par des autres genres à part la musique électronique ?

J’aime beaucoup de Rap Us assez sombre, toujours très underground, unknow artist ou alors des artistes inconnus, je déteste tout ce qui est « connu » du grand public !!

On sait que tu mixes seulement sur  vinyls ? Cela représente quoi pour toi de ne rien toucher d’autre que le vinyl ?

Et bien pour moi un Dj joue des vinyls ! J’aime ce côté OldSchool et très puriste, cette précision qu’il faut avoir à chaque enchaînement, le crépitement du vinyls, les petits décalages … Je trouve que l’on vie plus un set sur vinyl que sur d’autres supports !. Le son d’un vinyl est beaucoup plus présent et intense.  Un Dj sur tracktor, sur cd ou sur contrôleur, c’est trop facile … !

On peut voir qu’il y a beaucoup de gens qui se remettent aux vinyl et il y a comme une sorte de vague techno. Qu’elle et  ton point de vu par rapport à ca. Tu pense que c’est une mode ?

Je pense que c’est un coup de mode. C’est comme la techno ajourd’hui qui se démocratise à tel point que dans certain cas cela perd son côté « underground ». Personnellement  je redoute qu’avec le temps la musique underground perde son charme et sa part de mystère. Beaucoup de gens suivent la mode, aujourd’hui la techno et le mixe sont à la mode, et certaines personne essaye tant bien que mal de garder les vraies valeurs de la musique underground en repoussant  ses limites.

Pour tes influences personnelles, tu t’inspire de la musique que tu écoutes ou plutôt de celle des gens qui t’entoures et de leurs culture, comment cela ce passe? D’où vient cette habitude de jouer si dark par exemple ?

Avant tout c’est la musique dont je suis le plus réceptif. Je joue des sons que j’aime. J’ai du mal à m’adapter au publique car pour moi un artiste a son propre style musical. J’aimerai, quand on me voie sur un line up, qu’on perçoive le style de son que je vais jouer …  On m’a quelque fois reproché de ne pas m’adapter. Mais je fais des efforts !!

Qu'est-ce qu’on peut attendre de toi cette année?

Je vais me consacrer à la musique ainsi qu’a la production puis peut être signer ou sortir un EP dans l’année qui suis !

 


You can find Abby Syna on the decks alongside Cassegrain (live), Mattia Trani, Mazen and Undefined Project this Saturday at My Boat, Paris FR /////////////////////// Facebook event

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A musical epiphany at the age of 14, the unconditional support of a mother looking in from the outside and the guidance from someone who has given so much to the electronic music community in Paris, Abby Syna reveals the factors and influences behind his growing success as one of Paris’ most dark  underground techno Djs. Syna explains how nothing of quality and substance can come from taking the easy road. His aspirations of becoming an established DJ and producer are born from his unrelenting views concerning rave culture, the art of mixing on vinyl and the importance of remaining loyal to one’s passions and tastes without giving into fads. Ascension’s exchange with Syna felt much like one of his sets; serious, pointed and brutally honest. Don’t miss Abby this weekend at My Boat alongside Cassegrain, Mattia Trani, Mazen and Undefined Project for a journey into the caves of the underground. Just when you thought it couldn’t possibly get any darker…

How is it that at such a young age you became involved in mixing and the electronic music culture in general?

Before I listened to a lot of House like a lot of people and then I discovered Sven Vath at the Stade de France. That’s where I discovered underground music, in 2009. From that moment on I invested myself heavily in underground music. I started frequenting after-parties and visiting Techno Import a lot. I started digging and getting deeper and darker to get where I am today. It was progressive.

Isn’t the underground scene a little heavy for a 14 year old. It was probably difficult for your family. How were you able to escape and go to after-parties, etc?

Definitely. At first there was a sort of divide between the two worlds. When I talked about it, my family didn’t undersand it and my friends didn’t necessarily understand it either. Then, it was my mother who finally accepted it. She let me do what I felt like doing. When I started going to parties I was 14 years old and that’s when I started to understand that world and my passion for it started to grow. I am where I am today thanks to my mom and the liberty she allowed me to have at such a young age.

And Mazen?

I met Mazen when I was 15 years old. The first time I bought records was at his shop and I found him to be a nice guy so I went there a lot, almost everyday for a while, and voila.

What role has Techno Import played in your life and how has it contributed to your musical evolution?

It opened a lot of doors for me. That’s where I met most of the people I mix with and the friends I have made through music. It’s hard to make friends at parties but I have had the opportunity to meet so many people at the shop. It is true that the entire electronic music community reunited there, especially for purists who prefer eto remain strictly on vinyl. From headlining Djs to amateurs, everyone meets there and everyone is treated the same. As a result, it permits you to forge relationships with all kinds of people in a neutral setting.

What are your goals and objectives musically and personally as we know that you also want to become a pilot?

It’s true that I have an adjacent passion for piloting and techno. I would like to become a pilot but it is not easy as I would also like to make a career out of being a DJ. I am beginning to work on producing and I am working hard to get more gigs.

Have you already begun producing?

Yes I have already begun but I still hae a lot to learn as I have not been invested in it for too long yet.

Do you think it’s a natural progression to begin as a Dj and eventually start producing? Do you think you will get more attention as a Dj once you start producing?

I believe so because for me, prodcung is the natural result. If you produce that means you have the musical base and I have rarely seen producers who do not know how to Dj. If you release an EP it means that you know how to DJ. Personally, I feel that for a DJ it reflects accomplishment. I strted out Djing because I was very interested in it. I feel that DJs yearn to have their own musical identity and with so many releases today, it is difficult.

Are you influenced by other genres other than techno?

I listen to al of of American rap. I hate rap a part from American rap. I listen to al ot of underground rap, I am actually attracted to everything that is underground.

We know you mix strictly on vinyl? What does this represent for you?

Personally, I think a Dj should mix only on vinyl. I tried to mix on cds and it’s just too easy. Vinyl represents the fundamentals and I am really attreacted to vinyl. I have a strong passion for vinyl, it’s sound quality, technique and the material needed to mix vinyl. I have a lot of respect for live sets as well. It’s not that I don’t respect someone that mixes on cds or uses Traktor, I just don’t think he’s working hard enough.

We find that vinyl is becoming popular again. What is your point of you concerning this sudden interest in vinyl? Do you think it’s just a current fad?

For me, personally, it’s just a fad. It’s like what is happening with techno today. I’m against it, personally. I’m scared that it will turn commercial.

Do you get inspiration frm the music you listen to or from people and crowds around you., or a little bit of both. More specifically, what inspires you to put out such a dark sound?

It’s me, primarily. I play tracks that  I love. In fact, I have a hard time adapting to the public.. I feel an artist has his own sound and style. When people hear my name I want them to identify me with a certain style and know what they are in for and I don’t want to play according to the kind of crowd that will be present. People have reproached me for this on several occasions. I am grateful to the public, it is in part due to them that I am where I am today but I don’t feel like adapting myself to them. You can make me play in a garden with flowers or in a parking lot with graffiti and I’ll still play the same kind of music.

What is there to look forward to from Abby Syna?

I have a lot more bookings coming up. I am going to try to find a balance between techno and piloting.  Even though I am more invested in techno at the moment. I want to begin producing seriously and maybe put out in EP by the end of the year.

On the Techno Import label?

Maybe. I feel like there are a lot of people who think that since I am part of the Techno Import family and since I have Mazen looking after me, that I get more facilities and that more doors are opened for me. That is true to a certain extent, but I would like to prove that I am capable artistically of putting out an EP and not just because I know Mazen.  Even though my first release will probably be on Techno Import, I hope that my next releases will be on other labels.

We celebrate the 20th anniversary of Techno Import Vinyl Shop with ACN Podcast 005 by Abby Syna, including an interview that illustrates the role that the shop has in artistic development on such a young DJ.